Les chariots automoteurs de manutention sont des outils indispensables dans de nombreux secteurs (logistique, entreposage, industrie, etc.). Ils permettent de déplacer, charger, stocker et organiser les marchandises avec efficacité. Mais leur utilisation comporte également des risques importants : renversement, chute de charges, collisions, etc. C’est pourquoi leur conduite est strictement encadrée.
En effet, pour manipuler un chariot élévateur, il faut détenir une autorisation de conduite délivrée par l’employeur après avoir été formé puis certifié (par l’obtention d’un CACES® R489 par exemple, la certification de référence dans ce domaine). Pour répondre à ces obligations, Camira, organisme de formation certifié Qualiopi, accompagne les entreprises avec des formations dispensées en intra ou en inter-entreprises.
Quelles obligations pour l’entreprise ?
L’obligation de formation
Tout comme c’est le cas pour d’autres équipements spécifiques (engins de chantier, nacelle PEMP, grue de chargement, etc.), la conduite d’un chariot élévateur est réglementée.
Selon le Code du travail (art. R.4323-55 et R.4323-56), toute entreprise mettant à disposition des équipes un équipement mobile automoteur et/ou servant au levage a l’obligation de :
- S’assurer que le salarié a suivi une formation adaptée,
- Délivrer une autorisation de conduite (art R4323-56),
- Vérifier que l’opérateur ne présente pas de contre-indication médicale à la conduite (celle-ci est délivrée par le médecin du travail).
L’arrêté du 26 septembre 2025, qui remplace l’arrêté du 2 décembre 1998, abrogé complète ces dispositions en fixant la liste des engins concernés par la délivrance d’une autorisation de conduite ainsi que les conditions d’évaluation (contrôle des connaissances et du savoir-faire de l’opérateur pour la conduite en sécurité de l’équipement de travail) des engins de levage automoteurs ainsi que des conditions d’utilisation dans l’entreprise (connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le ou les sites d’utilisation). L’objectif de ces dispositions est clair : prévenir les accidents du travail et garantir la sécurité des personnes et des biens.
Formation, recyclage et déroulement des tests
La formation chariot automoteur de manutention est un passage obligé pour toute personne souhaitant conduire un chariot élévateur.
- La formation initiale dure généralement 2 jours afin d’acquérir les connaissances théoriques et le savoir-faire pratique. Cependant, elle peut s’étendre jusqu’à 4 jours suivant le niveau de conduite et le nombre de catégories de machines. Cette formation aborde la réglementation, les consignes de sécurité, la mécanique de l’engin, et les manœuvres essentielles ;
- Si le code de travail impose une actualisation des compétences aussi souvent que nécessaire, il est recommandé de faire un recyclage tous les 5 ans. Celui-ci permet d’actualiser les connaissances de la formation initiale en cas de nécessité (nouvel engin, incidents, etc.). 1 à 2 jours sont généralement prévus pour assurer un maintien de connaissances adapté à la situation ;
- Des examens théoriques et pratiques sont systématiquement réalisés en fin de formation initiale ou de recyclage. Si l’examen répond aux règles de la recommandation R.489, un CACES® est délivré. Dans ce cas, l’épreuve théorique dure environ 1 h tandis que les épreuves pratiques prennent 30 à 60 min par catégorie.
Autorisation de conduite ou CACES® : quelles différences ?
Bien qu’ils soient liés, ces deux dispositifs n’ont pas la même portée :
- L’autorisation de conduite : délivrée par l’employeur, elle autorise l’utilisation de l’engin au sein de l’entreprise uniquement. Si le salarié change d’entreprise, il doit obtenir une nouvelle autorisation. L’obtention d’une autorisation de conduite est entre-autre subordonnée à la réussite d’un contrôle de connaissances et de savoir-faire mais aussi à la connaissance des lieux et des consignes spécifiques.
- Le CACES® R489 : examen délivré par un organisme testeur certifié, valide officiellement les connaissances théoriques ainsi que compétences techniques et le savoir-faire du salarié (Il appartient au salarié et reste valable 5 ans).
En pratique, l’obtention du CACES® (Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité) permet la délivrance de l’autorisation de conduite par l’employeur. Cette dernière est obligatoire même si le salarié possède déjà un certificat valide.
Les catégories de chariots élévateurs
Le référentiel CACES® R489 concernant la conduite de chariot élévateur, propose des moyens permettant de vérifier les compétences des opérateurs mais aussi l’organisation des tests destinés à cette évaluation. De plus, les chariots élévateurs de manutention sont classés en neuf catégories, chacune correspondant à un type de chariot spécifique. (Cliquez pour agrandir les images)
Catégorie 1A – Transpalettes à conducteur porté et préparateur de commande au sol : Destinés au transport horizontal de charges, souvent au niveau du sol, la levée est inférieure à 1,20m. Ils sont souvent utilisés dans les entrepôts pour la préparation de commandes, le déplacement de palettes et le chargement de camion. Leur relative simplicité d’utilisation ne doit pas faire oublier les risques liés à son utilisation
Catégorie 1B – Gerbeurs à conducteur porté: Conçus pour lever des charges à plus de 1,20 m, ils permettent de stocker et déstocker efficacement dans les rayonnages. En tant qu’outils polyvalents, ils permettent également le chargement de camions
Catégorie 2A – Chariots à plateau porteur: Utilisés pour transporter des charges volumineuses mais peu lourdes (≤ 2 t) ou des lots de petites pièces, ces chariots sont courants dans l’industrie et la logistique
Catégorie 2B – Chariots tracteurs industriels: Ces engins tractent des remorques jusqu’à 25 tonnes, ce qui les rend indispensables dans les sites de production et/ou les aéroports
Catégorie 3 – Chariots frontaux en porte-à-faux (≤ 6 t): Les chariots le plus répandus, ils permettent de soulever des charges lourdes et volumineuses
Catégorie 4 – Chariots frontaux en porte-à-faux (> 6 t): Ces engins sont utilisés pour la manutention de charges très lourdes dans l’industrie chimique, pétrolière, métallurgique ou encore dans les installations portuaires pour ne citer que quelques exemples
Catégorie 5 – Chariots à mât rétractable: Utilisés dans les entrepôts à forte densité de stockage, ils permettent de manœuvrer dans des allées étroites et d’atteindre de grandes hauteurs
Catégorie 6 – Chariots à poste de conduite élevable: Utilisés pour les opérations en hauteur pour des préparations de commandes ou du picking
- Catégorie 7 – Déplacement et transfert hors production: Destiné aux opérateurs qui sont amenés à déplacer, charger ou décharger les chariots sans activité de production (location, maintenance, etc.)
Les principaux risques liés à l’utilisation d’un chariot élévateur
Chaque année, on dénombre plus de 8 000 accidents avec arrêt de travail pour les conducteurs de chariots automoteurs de manutention. Les principaux risques sont liés à un basculement, des collisions et des chutes de charges.
Risques de renversement et de basculement
Il s’agit de l’un des accidents aux conséquences les plus graves.
- Le risque de renversement sur le côté est principalement lié à une vitesse excessive en virage et à la circulation (fourches hautes chargées ou non) ;
- Le risque de basculement vers l’avant survient généralement lorsque la charge est supérieure à la capacité du chariot, mal répartie, transportée trop rapidement ou une descente en charge abordée en marche avant.
Pour s’en prémunir, il est important de ne jamais rouler avec les fourches en hauteur, de savoir évaluer le poids et le centre de gravité de la charge transportée et bien sûr d’adapter la vitesse et d’anticiper les virages.
Risques de collisions
Les collisions (entre engins ou contre un piéton) représentent un danger majeur, notamment dans les zones piétonnes. L’absence de visibilité (charge haute transportée en avant, allée de circulation, passage de porte, éblouissement, etc.), l’inattention ou encore une vitesse excessive sont les principales causes de collisions.
Une vigilance constante, l’utilisation de signalisations sonores et lumineuses, et la mise en place de règles de circulation claires sont essentielles pour réduire ces risques.
Risques de chute de charges
Une charge mal fixée ou mal équilibrée peut chuter à tout moment, causant des blessures graves. Une vitesse excessive (entrainant un freinage brusque) ou une circulation charge haute (lors du déchargement d’un camion par exemple) peuvent aussi provoquer des accidents. Les opérateurs doivent donc en permanence s’assurer de la stabilité de la charge.
Autres risques
Il existe d’autres risques dans l’utilisation des engins de manutention. On peut citer les chutes de personnes (lors de la descente des engins ou du levage, interdit, de personnes même avec des moyens de maintien de fortune), les chutes de quai de chargement lors des chargements de camion (problème de communication avec le chauffeur, plancher de remorque fragile, camion non calé ou quai mal installé).
Enfin, une main ou un pied écrasé peut être causé par le fait de garder une partie de son corps à l’extérieur du chariot.
Les bonnes pratiques pour limiter les accidents
Les formations dispensées pour conduire un chariot élévateur de manière sécurisée mettent en avant les connaissances théoriques et les bonnes pratiques à adopter pour réduire et prévenir le risque d’accident lors de l’utilisation de cet équipement :
- Vérifier quotidiennement l’état des chariots élévateurs et savoir réaliser la maintenance de premier niveau ;
- Connaître les règles de conduite du chariot de manutention en toute sécurité pour prévenir les risques liés à son utilisation.
- S’interdire de circuler, à vide ou en charge, avec les fourches en hauteur ;
- S’assurer d’avoir une visibilité optimale lors de la conduite (virage, passage de porte, transport de charge masquant la visibilité, etc.) ;
- Connaître le poids de sa charge ainsi que la position de son centre de gravité afin de s’assurer que le chariot puisse transporter ou lever la charge (lecture de la plaque de charge) ;
- Adapter sa vitesse ;
- Respecter les zones de circulation et le plan de circulation ;
- Ne pas lever une personne sur les fourches (ou tout autres éléments) ou transporter de passager ;
- Rester à l’intérieur du chariot (jambe, bras, main) et attacher sa ceinture.
Camira : votre partenaire formation pour la conduite de chariots élévateurs
Camira est certifié par l’AFNOR CERTIFICATION en tant qu’organisme testeur CACES®. Nous accompagnons les entreprises dans la formation de leurs équipes à la conduite sécurisée de chariots élévateurs.
Les formateurs certifiés assurent :
- La préparation au CACES® R489 à travers des modules théoriques et pratiques ;
- Des mises en situation réelles sur site (en intra ou inter-entreprise) ;
- Des conseils personnalisés en prévention des risques.
Grâce aux formations Levage – Manutention – CACES®, les opérateurs gagnent en sécurité, en efficacité et en autonomie.
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En résumé : ce qu’il faut retenir
- La conduite d’un chariot élévateur est réglementée : formation, examen théorique et pratique ;
- Une non contre-indication médicale et une autorisation de conduite sont obligatoires ;
- L’autorisation de conduite délivrée par l’employeur permet l’utilisation de l’engin au sein de l’entreprise, tandis que le CACES® R489 certifie les connaissances et les compétences techniques de l’opérateur ;
- La formation initiale dure de 2 à 4 jours et doit être complétée par un recyclage recommandé tous les 5 ans pour maintenir les compétences à jour et assurer la sécurité ;
- La recommandation R.489 classe les chariots élévateurs en 9 catégories chacune adaptée à un type d’engin et à des besoins spécifiques en matière de manutention ;
- Les principaux risques (renversement, collisions, chute de charges…) peuvent être évités grâce à une formation adaptée, au respect des consignes de sécurité et à des vérifications régulières ;
- Mettre en place des bonnes pratiques (signalisation, maintenance, parcours différenciés) est indispensable pour réduire les accidents et protéger les équipes ;
- Camira, organisme certifié, forme vos équipes en intra ou inter-entreprises et les accompagne dans l’obtention, le suivi et le renouvellement de leur CACES® R489.
FAQ : chariot élévateur, autorisation de conduite et CACES® R.489
Un chariot élévateur est un équipement de manutention automoteur utilisé pour déplacer, lever, charger, décharger ou stocker des marchandises. Il est notamment utilisé dans les secteurs de la logistique, de l’entreposage, de l’industrie, de la grande distribution ou encore sur certains sites portuaires. La recommandation CACES® R.489A concerne les chariots de manutention automoteurs à conducteur porté. Elle distingue 9 catégories de CACES®, correspondant à différents types de chariots et usages.
Il s’agit simplement d’un changement de numérotation dans les éditions de la recommandation.
A l’origine, en janvier 2020, la recommandation concernant la formation et l’évaluation des compétences théoriques et pratiques des chariots élévateur était numérotée R.489.
En juillet 2026, la recommandation R.489 a changé de version pour tenir compte de l’évolution de la périodicité des visites médicales. Ainsi, elle a pris le numéro R489A qui est la recommandation CACES® en vigueur.
Selon les articles R.4323-55 et R.4323-56 du Code du travail, la conduite des équipements de travail mobiles automoteurs et des équipements servant au levage est réservée aux travailleurs ayant reçu une formation adéquate, qui doit être complétée et réactualisée chaque fois que nécessaire. Pour les chariots automoteurs de manutention à conducteur porté visés par l’arrêté du 26 septembre 2025, le conducteur doit également disposer d’une autorisation de conduite délivrée par l’employeur.
Depuis le 1er octobre 2025, sa délivrance repose notamment sur :
- Une attestation d’absence de contre-indications médicales à la conduite des équipements concernés, en cours de validité ;
- La formation théorique et pratique
- Un contrôle des connaissances et du savoir-faire nécessaires à la conduite en sécurité ;
- La connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le ou les sites d’utilisation.
L’attestation d’absence de contre-indications médicales est délivrée par le médecin du travail à l’issue d’un examen médical et possède une durée de validité de 5 ans.
Non. Le CACES® R.489A n’est pas, en lui-même, une obligation imposée par le Code du travail. L’employeur doit en revanche s’assurer que le conducteur a reçu une formation adéquate et, pour les équipements concernés, lui délivrer une autorisation de conduite après avoir vérifié les conditions réglementaires nécessaires.
Le CACES® constitue un moyen reconnu permettant de contrôler les connaissances et le savoir-faire du conducteur pour la conduite en sécurité. Il est donc largement utilisé par les entreprises pour contribuer à l’évaluation préalable à la délivrance de l’autorisation de conduite. Posséder un CACES® R.489A valide ne dispense toutefois pas le salarié d’obtenir l’autorisation de conduite de son employeur.
Le CACES® R.489A et l’autorisation de conduite sont deux dispositifs différents.
L’autorisation de conduite, est délivrée par l’employeur pour permettre au salarié de conduire les équipements concernés dans le cadre de son activité professionnelle. Elle prend notamment en compte les compétences du conducteur, l’absence de contre-indications médicales ainsi que sa connaissance des lieux et des instructions à respecter.
Le CACES® est un certificat obtenu après la réussite à des épreuves théoriques et pratiques organisées par un organisme testeur certifié (OTC). Il atteste des connaissances et du savoir-faire du candidat pour la conduite en sécurité des catégories de chariots concernées. Le certificat est détenu par son titulaire et peut donc l’accompagner lorsqu’il change d’entreprise.
Ainsi, un CACES® valide ne remplace pas l’autorisation de conduite délivrée par l’employeur.
Pour obtenir un CACES® R.489A, les épreuves doivent être réalisées auprès d’un organisme testeur certifié (OTC) tel que Camira.
Camira accompagne les entreprises et les professionnels dans leur préparation et leur évaluation au CACES® R.489 avec différentes modalités de formation :
- En inter-entreprises, dans son centre de formation de Corbas, à proximité de Lyon ;
- En intra-entreprise, directement sur le site de l’entreprise uniquement lorsque les conditions nécessaires sont réunies ;
- En inter-intra : Si vous ne pouvez pas libérer vos moyens matériels pour réaliser la formation et le test CACES dans vos locaux, Camira met à votre disposition une salle, les moyens matériels et un formateur réservé à vos salariés
Avant l’inscription, il est important d’identifier la ou les catégories R.489 correspondant aux chariots que le salarié sera amené à utiliser.
La recommandation CACES® R.489A distingue 9 catégories de chariots de manutention automoteurs à conducteur porté :
- Catégorie 1A : transpalettes à conducteur porté et préparateurs de commande sans élévation du poste de conduite, avec une hauteur de levée ≤ 1,20 m ;
- Catégorie 1B : gerbeurs à conducteur porté, avec une hauteur de levée > 1,20 m ;
- Catégorie 2A : chariots à plateau porteur, d’une capacité de charge ≤ 2 tonnes ;
- Catégorie 2B : chariots tracteurs industriels, d’une capacité de traction ≤ 25 tonnes ;
- Catégorie 3 : chariots élévateurs frontaux en porte-à-faux, d’une capacité nominale ≤ 6 tonnes ;
- Catégorie 4 : chariots élévateurs frontaux en porte-à-faux, d’une capacité nominale > 6 tonnes ;
- Catégorie 5 : chariots élévateurs à mât rétractable ;
- Catégorie 6 : chariots élévateurs à poste de conduite élevable, avec une hauteur de plancher > 1,20 m ;
- Catégorie 7 : conduite hors production des chariots des catégories 1 à 6, notamment pour leur déplacement, leur chargement ou déchargement sur porte-engins, leur transfert, leur maintenance, leur démonstration ou leurs essais.
Chaque catégorie correspond donc à des équipements et à des situations d’utilisation spécifiques.
Le CACES® R.489A est valable 5 ans à compter de sa délivrance. À l’issue de cette période, le conducteur doit repasser les épreuves nécessaires pour renouveler son certificat s’il souhaite conserver un CACES® valide. Il faut distinguer cette échéance de l’obligation générale de formation prévue par le Code du travail : la formation à la conduite doit être complétée et réactualisée chaque fois que nécessaire, par exemple lorsque les conditions d’utilisation ou les équipements évoluent.
Il n’existe pas de durée réglementaire unique applicable à toutes les formations préparant au CACES® R.489A. L’arrêté du 26 septembre 2025 prévoit que la durée et le contenu de la formation doivent être adaptés au type d’équipement concerné.
Chez Camira, la formation dure de 1 à 4 jours (et 1 jours de plus pour passer le test CACES®). La durée dépend notamment :
- De l’expérience du conducteur ;
- Du nombre de catégories préparées ;
- Du niveau initial du stagiaire ;
- Des équipements utilisés ;
- Des objectifs de la formation.
Chez Camira, la durée est donc définie en fonction du profil des participants et des catégories de chariots concernées afin de permettre l’acquisition des connaissances théoriques et du savoir-faire pratique nécessaires à la conduite en sécurité.
Pas nécessairement. Un CACES® R.489A en cours de validité reste détenu par son titulaire et peut donc être présenté à un nouvel employeur.
En revanche, l’autorisation de conduite n’est pas transférable d’un employeur à un autre. Le nouvel employeur doit procéder à sa propre évaluation et délivrer une nouvelle autorisation de conduite, après s’être assuré que les différentes conditions réglementaires sont remplies, notamment l’absence de non-contre indication médicale et la connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le site d’utilisation.
La conduite d’un chariot élévateur expose le conducteur et les personnes présentes à proximité à plusieurs risques professionnels.
Parmi les principaux risques figurent :
- Le renversement ou le basculement du chariot, notamment en cas de vitesse excessive, de virage mal négocié, de charge inadaptée ou de circulation avec les fourches en hauteur ;
- Les collisions avec des piétons, d’autres engins ou des installations, favorisées notamment par une mauvaise visibilité ou une organisation insuffisante des circulations ;
- La chute de la charge, lorsqu’elle est instable, mal positionnée ou lorsque les manœuvres sont inadaptées ;
- Les chutes de hauteur ou de quai ;
- Les risques d’écrasement ou de coincement ;
- Les accidents liés à une utilisation inappropriée du chariot, notamment pour élever ou transporter des personnes lorsque l’équipement n’est pas conçu à cet effet.
La prévention repose à la fois sur la formation du conducteur, l’organisation du travail, l’état du matériel et le respect des règles de circulation et de manutention.
La prévention des accidents liés aux chariots élévateurs repose sur plusieurs mesures complémentaires.
Avant l’utilisation, le conducteur doit notamment prendre connaissance des consignes applicables et vérifier l’état apparent et le bon fonctionnement du chariot et de ses dispositifs de sécurité. Il doit également connaître les caractéristiques de l’engin et s’assurer que la charge à manutentionner est compatible avec ses capacités.
Pendant la conduite, il convient notamment de :
- Circuler avec les fourches en position adaptée au déplacement ;
- Respecter le plan et les règles de circulation de l’entreprise ;
- Adapter sa vitesse aux conditions de circulation ;
- Conserver une visibilité suffisante ;
- Anticiper les virages et les obstacles ;
- Respecter la capacité et la plaque de charge du chariot ;
- Maintenir les parties du corps à l’intérieur du gabarit du chariot ;
- Utiliser les dispositifs de retenue prévus par le constructeur ;
- Ne pas transporter de passager lorsque le chariot n’est pas prévu à cet effet.
- L’entreprise doit également organiser la circulation sur son site afin de limiter autant que possible les interactions dangereuses entre chariots, piétons et autres véhicules.
Article rédigé par Vincent, formateur CACES chariot élévateur




