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Habilitation électrique VE/VH : quels titres pour les opérateurs de travaux d’ordre non-électrique

Le développement massif des véhicules électriques et hybrides transforme les métiers de l’automobile, de la maintenance et de la carrosserie. Même sans réaliser d’opérations électriques, de nombreux professionnels interviennent désormais dans un environnement présentant des risques électriques spécifiques. Carrossiers, mécaniciens, peintres automobiles, agents de maintenance ou encore chefs d’équipe peuvent être exposés à des tensions dangereuses sans forcément en avoir conscience.

 

Pour prévenir les accidents, la réglementation impose une habilitation électrique adaptée aux opérations réalisées. Mais quels titres d’habilitation concernent réellement les opérateurs d’interventions non-électriques ? Quelles différences entre B0L et B0L chargé de réparation ? Quelles sont les obligations de l’employeur ? Dans cet article, Camira fait le point sur les habilitations électriques destinées aux personnels chargés d’opérations non-électriques. Une seconde partie sera prochainement consacrée aux titres d’habilitation VE/VH pour les opérations électriques et techniciens spécialisés intervenant directement sur les systèmes de batterie et circuit de traction.

 

Pourquoi les opérations non-électriques nécessitent une habilitation VE/VH ?

 

Les véhicules électriques présentent des risques spécifiques

 

Les véhicules électriques et hybrides embarquent des systèmes pouvant atteindre 800 volts en courant continu. Même moteur coupé, certains composants restent alimentés et présentent un danger réel pour les professionnels intervenant sur le véhicule.

 

Contrairement aux idées reçues, ces risques ne concernent pas uniquement les techniciens spécialisés en électricité automobile. De nombreux métiers réalisant des travaux non électriques sont aujourd’hui exposés à ces dangers dans le cadre d’interventions courantes.

 

Les principaux risques identifiés sont notamment :

 

  • L’électrisation et l’électrocution,
  • Les brûlures par arc électrique,
  • Les départs de feu liés aux batteries lithium-ion,
  • Les projections en cas de défaillance thermique.

 

Un simple démontage de carrosserie ou une intervention mécanique à proximité d’un faisceau de traction ou des batteries peut suffire à provoquer un accident grave si les procédures de sécurité ne sont pas respectées. Dans ce contexte, l’habilitation électrique VE/VH constitue une véritable démarche de prévention des risques professionnels.

 

Une évolution incontournable des métiers de l’automobile

 

L’essor du véhicule électrique modifie profondément les pratiques professionnelles. Aujourd’hui, même des opérations dites “non électriques” nécessitent une sensibilisation aux risques liés aux tensions élevées.

 

Sont notamment concernés :

 

  • Les carrossiers,
  • Les peintres automobiles,
  • Les mécaniciens généralistes,
  • Les agents de maintenance,
  • Les chefs d’atelier,
  • Les experts automobiles.

 

L’objectif de l’habilitation n’est pas de transformer ces professionnels en électriciens, mais de leur permettre :

 

  • D’identifier les zones dangereuses,
  • De respecter les distances de sécurité,
  • D’adopter les bons comportements,
  • D’alerter les personnels habilités compétents.

 

Gros plan sur circuit de traction d'un véhicule électrique

Que dit la réglementation sur les habilitations électriques VE/VH ?

 

Les obligations du Code du travail

 

Le Code du travail encadre strictement les opérations réalisées sur ou à proximité des installations électriques.

 

Les articles R.4544-9 à R.4544-11 imposent à l’employeur :

 

  • D’évaluer les risques électriques,
  • De former les salariés exposés,
  • De délivrer une habilitation adaptée aux tâches réalisées,

 

L’employeur doit également s’assurer que les travailleurs disposent :

 

  • Des compétences nécessaires,
  • Des équipements adaptés,
  • Des connaissances des procédures de sécurité.

 

L’habilitation électrique constitue donc une obligation réglementaire et une mesure essentielle de prévention des risques professionnels.

 

La norme NF C 18-550 : référence pour les véhicules électriques

 

La norme NF C 18-550 (spécifique aux véhicules électriques et hybrides) définit les prescriptions de sécurité applicables aux opérations sur véhicules électriques et hybrides.

 

Elle précise :

 

  • Les différents titres d’habilitation,
  • Les niveaux d’intervention autorisés,
  • Les modalités de formation,
  • Les compétences attendues selon les métiers.

 

Comment obtenir une habilitation électrique VE/VH ?

 

Une formation théorique et pratique obligatoire

 

Avant toute délivrance d’habilitation, le salarié doit suivre une formation adaptée aux opérations réalisées (dispensée par un organisme certifié).

 

Cette formation doit permettre :

 

  • D’identifier les dangers spécifiques et les risques électriques,
  • De respecter les distances de sécurité et les procédures de consignation,
  • D’appliquer les consignes en cas d’incident.

 

La formation comprend généralement :

 

  • Des apports réglementaires,
  • Des études de cas,
  • Des mises en situation pratiques,
  • Une évaluation théorique et pratique à l’issue de la formation mené par un formateur certifié pour vérifier que le salarié maîtrise les risques et les procédures de sécurité.

 

La formation doit être adaptée au niveau d’habilitation visé (B0L, BCL, B1L, B2L, B1XL, B2XL, etc.).

 

L’habilitation est délivrée par l’employeur

 

Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas l’organisme de formation qui délivre l’habilitation électrique. La formation permet d’évaluer les compétences du salarié, mais le titre d’habilitation est remis exclusivement par l’employeur après :

 

  • Vérification des acquis,
  • Prise en compte de l’aptitude médicale,
  • Analyse des tâches confiées au salarié.

 

Depuis le décret n°2025-355 et l’arrêté du 26 septembre 2025, les personnels habilités B0L ne sont plus soumis à une attestation de non contre-indication médicale spécifique. Ils relèvent désormais du régime classique de visite d’information et de prévention avec une périodicité maximum de 5 ans.

 

L’habilitation doit être renouvelée régulièrement, généralement tous les 3 ans ou après :

 

  • Un changement de poste,
  • Une évolution technologique,
  • Un accident ou incident,
  • Une longue interruption d’activité.

 

De plus, la norme NF C18-550 recommande qu’un recyclage de la formation soit réalisé tous les 3 ans pour maintenir les compétences à jour.

 

Une femme contrôle la carrosserie d'un véhicule électrique avec une habilitation B0L de la NF C18-550

Quels titres d’habilitation pour les opérations non-électriques ?

 

Quelle est la structure d’un titre d’habilitation ?

 

Un titre d’habilitation pour les opérateurs de travaux non-électrique intervenant sur des véhicules électriques est composé de :

 

 

Le titre B0L : l’habilitation indispensable des opérateurs effectuant des travaux non-électriques

 

Le titre B0L concerne les professionnels qui réalisent des opérations non électriques dans l’environnement des véhicules électriques ou hybrides. Cette habilitation permet d’évoluer à proximité des batteries ou du circuit de traction du véhicule en respectant les consignes de sécurité adaptées.

 

Elle concerne notamment :

 

  • Les carrossiers,
  • Les peintres automobiles,
  • Les préparateurs de véhicules et certains mécaniciens,
  • Les agents de maintenance.

 

Le titulaire d’une habilitation B0L n’est pas autorisé à intervenir directement sur les composants électriques du véhicule. Son rôle consiste principalement à :

 

  • Identifier les zones dangereuses,
  • Respecter les périmètres de sécurité,
  • Appliquer les procédures imposées,
  • Signaler toute situation à risque.

 

Cette formation permet également de comprendre le balisage des véhicules électriques, les équipements de protection à utiliser et les comportements à adopter en cas d’incident.

 

Le B0L chargé de réparation non électrique : un rôle plus autonome

 

Certaines fonctions nécessitent un niveau d’autonomie plus important dans l’organisation des opérations. C’est le cas des chefs d’équipe ou des carrossiers expérimentés travaillant de manière autonome.

 

Le titre B0L chargé de réparation non électrique permet :

 

  • D’organiser les travaux non électriques,
  • D’analyser les risques liés à l’environnement électrique,
  • De faire appel au personnel habilité compétent si nécessaire,
  • De superviser les opérations en sécurité.

 

Cette habilitation est particulièrement adaptée :

 

  • Aux responsables d’atelier et aux chefs d’équipe,
  • Aux techniciens référents,
  • Aux carrossiers autonomes.

 

Au-delà de l’aspect réglementaire, cette montée en compétence contribue fortement à la prévention des accidents du travail dans les ateliers intervenant sur les véhicules électriques.

 

Pourquoi former ses équipes avec Camira ? 

 

Des formations adaptées aux professionnels réalisant des travaux non-électriques sur véhicules électriques ou hybrides

 

Camira accompagne les entreprises de l’automobile et de la maintenance dans la prévention des risques électriques liés aux véhicules électriques et hybrides.

Nos formations habilitation électrique VE/VH permettent aux participants :

 

  • De comprendre les dangers liés aux risques électriques de la batterie et du circuit de traction,
  • D’identifier les zones à risques,
  • D’adopter les bonnes pratiques de sécurité,
  • D’intervenir conformément à la réglementation.

 

Les contenus pédagogiques sont adaptés aux métiers des stagiaires : carrosserie, peinture, mécanique, maintenance et encadrement.

 

Une formation concrète adaptée aux réalités terrain

 

Camira propose des formations en intra-entreprise ou en inter-entreprises dans la région Rhône-Alpes. Nous adaptons le contenu des formations aux métiers spécifiques de vos équipes (carrossiers, mécaniciens, chefs d’équipe, etc.). Les formations sont pensées pour répondre aux contraintes opérationnelles des entreprises. L’objectif n’est pas uniquement réglementaire. Il s’agit avant tout de permettre aux professionnels non-électriciens :

 

  • D’identifier rapidement les situations dangereuses,
  • D’adopter les bons réflexes,
  • De sécuriser leurs interventions,
  • De limiter les risques d’accidents graves.

 

Nos formations reposent sur :

 

  • Une pédagogie active et participative,
  • Des mises en situation concrètes,
  • Les exigences de la norme NF C 18-550,
  • Des exercices pratiques,
  • L’expérience de formateurs spécialisés en sécurité électrique.

 

Camira accompagne également les employeurs dans :

 

  • L’identification des titres nécessaires à la préparation des dossiers d’habilitation,
  • L’organisation des recyclages pour maintenir à jour les compétences de vos équipes,
  • La mise en conformité réglementaire.

 

Et pour les opérations électriques sur véhicules électriques ?

 

Les habilitations destinées aux électriciens et techniciens spécialisés répondent à des niveaux d’intervention plus avancés afin d’intervenir sur les batteries et circuit de traction des véhicules électriques et hybrides.

 

Les titres tels que : B1VL, B2VL, BRL, BCL, ou encore les habilitations liées aux opérations sous tension, impliquent des compétences techniques spécifiques et des responsabilités renforcées.

 

Nous consacrerons prochainement un second article complet aux habilitations électriques VE/VH pour les électriciens afin de détailler les niveaux d’habilitation, les opérations autorisées et les obligations réglementaires associées.

Camira vous accompagne avec des formations habilitation électrique VE/VH conformes à la norme NF C 18-550 et adaptées à vos métiers
Contactez nos équipes pour définir les titres d’habilitation adaptés à vos activités et sécuriser vos interventions professionnelles.

FAQ : Norme NF C18-550 pour les opérations non-électrique sur véhicule électrique

Les véhicules électriques contiennent des circuits haute tension (jusqu’à 800 V en courant continu), même lorsqu’ils sont éteints. Les opérateurs non-électriciens (carrossiers, mécaniciens, etc.) peuvent être exposés à des risques d’électrisation, d’électrocution ou d’incendie en cas de contact accidentel avec des composants sous tension (câbles, batteries, etc.).

Oui.
Toute personne intervenant sur ou à proximité d’un véhicule électrique ou hybride doit détenir une habilitation électrique spécifique VE/VH, conformément à la norme NF C 18-550 (Arrêté du 5 juillet 2024 relatif aux normes […] recommandées pour l’exécution des opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage). Cela inclut les mécaniciens, carrossiers, peintres et tous les opérateurs réalisant des travaux non-électriques.

Les titres B0L et B0L chargé de réparation non électrique sont spécialement conçus pour les professionnels réalisant des travaux non-électriques sur des véhicules électriques. Ces titres leur permettent d’identifier les zones dangereuses et de connaitre les distances de sécurité afin d’adopter les bons comportements et d’alerter les personnels habilités compétents.

Les articles R.4544-9 à R.4544-11 du code du travail imposent à l’employeur de délivrer une habilitation adaptée aux tâches réalisées après avoir formé les salariés exposés.

Le recyclage (recommandé tous les 3 ans) est obligatoire pour maintenir les compétences à jour, intégrer les évolutions techniques ou réglementaires et garantir la conformité légale et la sécurité des équipes.

Camira propose :

  • Des formations conformes aux normes NF C 18-550, adaptées aux spécificités des véhicules électriques ;
  • Des modules pratiques (mises en situation sur véhicules réels ou simulateurs) ;
  • Un accompagnement personnalisé pour identifier les titres d’habilitation adaptés à chaque métier ;
  • Une traçabilité complète des formations et habilitations pour sécuriser les dossiers juridiques ;
  • Des sessions organisées dans vos locaux, flexibles et adaptées aux besoins.

L’employeur doit :

  • Evaluer le risque électrique présent dans son entreprise ;
  • Former les salariés exposés aux risques électriques et évaluer leurs compétences ;
  • Délivrer une habilitation adaptée (l’organisme de formation remet un avis de formation, mais c’est l’employeur qui délivre l’habilitation) ;
  • Archiver les preuves de formation et d’habilitation ;
  • Renouveler les habilitations tous les 3 ans (ou après un changement de poste/accident).

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